Mon marathon de Florence 2013

Le vieux pont de Florence
Le vieux pont de Florence

Mes jambes sont encore quelques peu endolories mais ma tête est inversement proportionnelle à l’état de mes jambes car encore pleine de souvenirs exceptionnels de ce superbe weekend. Ce marathon de Florence fut mon huitième sur cette distance mythique et à chaque fois le processus est plus ou moins semblable. Une énorme envie d’en découdre avec le macadam les jours précédents, une pointe de stress la veille et le matin du M day, un bonheur de courir les 25, 30 premiers kilomètres. Puis vient la souffrance, la solitude du coureur en me demandant « pourquoi je fais ça et me fais ça ? », le combat intérieur où tout votre corps vous intime l’ordre de vous arrêter et votre volonté de marathonien qui vous pousse à ne jamais lâcher. Arrive enfin le franchissement, quelque peu hagard, de cette ligne dont je rêvasse depuis déjà quelques kilomètres. S’en suit  une étape où je me dis le plus sérieusement du monde … PLUS JAMAIS CA ! et puis une nuit se passe et tout aussi sincèrement, une vérité s’impose: allez je remet ça ! 

Le marathon même s’il est devenu une grande kermesse pour nos sociétés occidentales reste donc une  belle aventure pour qui se donne la peine de la vivre et surtout de la préparer. Les émotions que génèrent ces 42km et 195m sont réelles et sincères et peu d’événements dans notre vie quotidienne nous offre cette opportunité.

 

Mon marathon de Florence 2013 fut donc un peu de tout ça. Laissez-moi vous le raconter en 3 brèves étapes

Une prépa atypique

2013 fut une année faste pour moi car j’ai eu la chance de battre l’ensemble de mes temps sur 10, semi, marathon ainsi que sur le Paris Versailles et les 20km de Paris. Mais étonnement c’est la première année où je n’ai pas été des plus assidus quant au suivi d’un plan d’entrainement cadré. Je me suis principalement entrainé au feeling en ajoutant beaucoup de séances de crossfit qui constituent peut-être une partie de la clé de mes temps. Pour ce marathon, je me suis quand même rapproché de mon ami Greg, qui m’a conseillé de contacter JP Monciaux (VO2 Optimum Running). Ce dernier m’a concocté un programme principalement basé sur un travail de qualité avec beaucoup de séances VMA courtes et longues et peu de sorties longues. Un grand merci à Jean Pierre donc mais il faut l’avouer, j’en ai bavé aussi bien physiquement  que mentalement (faire de la VMA seul n’est pas toujours évident). J’ai bien entendu continué mes séances de crossfit à raison de 2 fois par semaine et il semblerait que ce cocktail un peu étrange ait « presque » porté ces fruits.

 

Un marathon  taillé pour un record

C’est sous un soleil automnal des plus agréables que j’ai rejoins la zone de départ située tout près de mon hôtel. Une fois sur place, il m’aura fallu prendre mon mal en patience. Après avoir rallié tant bien que mal mon sas de départ où une certaine cacophonie régnait sachant que personnes ne respectaient vraiment ces derniers et essuyé une pluie de T-shirts et autres sacs poubelles, les organisateurs décident de décaler le départ de près de 20min. BREF, une fois le coup de canon libérateur tiré, c’est avec un réel plaisir que je me mets à courir.  Les 34 premiers kilomètres se sont superbement passés, avec un parcours très plat nous faisant traverser de nombreux quartiers et passer devant de magnifiques édifices. Beaucoup de spectateurs étaient massés sur les bas cotés pour nous soutenir. De très bonnes conditions donc pour réaliser un chrono. J’ai assez bien géré le début de course en gardant un rythme de 4’28 du kilomètre et en me ravitaillant le mieux possible afin d’éviter de me prendre encore une fois ce satané mur !

Le bonheur du coureur !
Le bonheur du coureur !

Pas de mur mais beaucoup de petites briques

…et le mur je ne me suis pas pris mais plutôt une somme de petites briques. En effet, je n’ai pas eu cette chute d’énergie brutale qui vous stoppe net dans votre effort mais plutôt une perte lente et progressive d’énergie, comme si mes pieds se transformaient en parpaings au fur et à mesure des kilomètres. Mais ces petites briques ne m’ont pas arrêté dans mon élan. J’ai pu continuer à courir sans m’arrêter jusqu’à la ligne d’arrivée. Je pense donc objectivement avoir encore une belle marge de progression mais il va falloir que j’améliore la gestion de mes ravitaillements (peut-être vais-je devoir abandonner mes fruits secs pour ces gels qui me rebutent tant) et  ma préparation où je vais devoir trouver un juste milieu entre qualité et quantité.

Mais je ne boude pas mon plaisir d’avoir encore une fois vaincu ces 42km de course. C’est tellement gratifiant de voir que le résultat de vos efforts paient. Je m’étais fixé comme objectif de descendre sous les 3h15 et avec 3h11’59’’, je suis on ne peu plus satisfait.

 

Vive le running !

 

Sportivement

 

 

Pierre


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