Etape 2 - Le Marathon d’Amsterdam

Avant de revenir plus en détails sur ce marathon batave, petit récap de ce qui m’attend encore dans les prochaines semaines :

  • 20km de Paris : done
  • Marathon d’Amsterdam : done
  • Marathon de New York : 2 novembre 2014
  • Saintelyon : 5 décembre 2014

Après avoir battu mon record sur 20 km le 19 octobre dernier (1h18m02sec), j’accompagnais ma chère et tendre sur le parcours du marathon d’Amsterdam afin de l’aider à battre son record sur cette distance. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’eu égard la vitesse à laquelle vous courrez, le marathon reste une sacrée épreuve aussi bien physique que psychologique.

Alors quid de ce marathon d’Amsterdam? 

Nous avons retrouvé une petite troupe d’étoiles qui étaient venus comme nous en découdre avec le macadam batave. Ce fut d’ailleurs d’autant plus agréable que nous avons pu partager une pasta party tous ensemble avant de nous en retourner dans nos pénates le samedi soir. Mais revenons un peu plus en détails sur la 39ième édition de ce marathon: 

SuperTata  !!!
SuperTata !!!

Organisation

Le running expo, un peu à la sauce parisienne, se trouve assez loin du centre ville. Il faut compter environ 30 min de tram afin de vous rendre au Stade Olympique. Vénérable édifice presque centenaire qui a vu briller notre deuxième champion olympique de marathon en 1928 (Boughéra El Ouafi). 86 ans plus tard, pas moins de 16 000 athlètes se sont donnés rendez-vous dans ce stade mythique pour boucler les 42km195 de l’épreuve. Le départ et l’arrivée s’effectuant dans cette même enceinte. Notez que ce même jour, est organisé le semi marathon et un 8k, donc environ 40 000 coureurs à gérer.

Pas grand-chose à redire sur une organisation bien huilée. Le running expo accueil sans surprise les grands acteurs du marché du running, Mizuno (partenaire officiel) profitant de l’événement pour dévoiler sa toute nouvelle Wave Rider 18. Malgré la foule , il est très facile de récupérer son dossard.  Aucune fausse note donc.

L'entrée des artistes par ce trou de souris !
L'entrée des artistes par ce trou de souris !

Parcours

Pas évident de ce rendre sur le lieu du départ de bon matin sachant que la ville est littéralement scindée en deux par le tracé du marathon. Une fois que vous avez rejoint le stade Olympique, c’est un peu la cohue. En effet, la gestion des sas est assez délicate et pour peu que vous arriviez en retard, vous devrez patienter en dehors du stade car 16 000 coureurs doivent passer dans un trou de souris afin de pouvoir accéder à l’arène. Une fois passé la ligne de départ, vous quittez le stade comme une star (moment très sympa) pour partir gambader dans la ville. J’ai beaucoup apprécié les premiers kilomètres. Vous passez à travers le Vondelpark, sorte de mini central parc à la sauce néerlandaise, vous traversez ensuite le Rijksmuseum (musée des beaux arts) mais vous n’êtes qu’au 5ième kilomètre. La suite est beaucoup plus monotone. Le tracé est souvent très étroit, serpentant dans des quartiers résidentiels sans grand charme et il vous sera difficile de vous extirper de la masse sauf si vous venez des hauts plateaux du Kenya. Heureusement que l’ambiance est très bon enfant et que pas mal de badauds vous encouragent tout au long du parcours. 


Une portion reste toutefois vraiment magnifique. Entre le 15ième et le 25ième kilomètre, vous longez l’Amstel. Petite rivière au sud d’Amsterdam, bordée par des quartiers rupins et très assujettie au caprice d’éole. Nous avons d’ailleurs eu un vent de face très désagréable lors de la remontée vers Amsterdam. Côté ravitaillement, ils furent nombreux et bien fournis. Toutefois l’utilisation de gobelets transforment le bitume en zone de guerre. Je ne comprends pas que l’organisation n’ait pas mis plus de poubelles à la disposition des coureurs. Nous parcourons les 15 derniers kilomètres sous une pluie plus ou moins fine. Abi souhaitait atteindre la barre des 3h45 sur ce marathon et battre son record personnel par la même occasion. Un des deux objectifs fut rempli puisque nous terminons en 3h52. La gestion de l’arrivée fut correcte (couverture, eau, orange, boisson énergisante et médaille bien entendu) excepté le fait que retourner dans le centre ville ne fut pas une sinécure sachant que tous les transports étaient perturbés.    

Bon ça c'était au départ !!!
Bon ça c'était au départ !!!

Verdict

Un marathon agréable donc mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable. Je préfère m’attarder sur l’expérience. En effet, un marathon reste une superbe aventure humaine et physique. Peu importe votre niveau, venir à bout de ces 42km195m reste un vrai défi mental. Je ne sais pas combien de fois je me suis dit « aller j’arrête », mais non, vos jambes continuent de se mouvoir pendant que vous gamberger. Et puis c’était la première fois que je faisais « meneur d’allure » en quelque sorte. Nous avions un objectif commun, je ne pouvais pas abandonner « my better half » au milieu du parcours. Je devais l’aider à accomplir ce challenge, la soutenir. Et quel bonheur de pouvoir franchir ensemble cette ligne d’arrivée tant espérée. Proud of her !!!

La récompense du guerrier !
La récompense du guerrier !

Et comme à chaque fois et je dis bien A CHAQUE FOIS, je me suis dit « plus jamais ça ! » persuadé que tous ces efforts n’en valent pas la peine…5 minutes se passent et cette idée fugace s’évapore aussi rapidement qu’elle est venue. Et une idée en chassant une autre, je me dis qu’il faut vraiment que j’en refasse un et le plus rapidement possible !!! Après tout, je ne me sens jamais aussi vivant que dans ce genre d’événement !!! Alors rendez vous à New York dans 10 jours maintenant.

 

Sportivement

 

Pierre